Avec son projet de loi pour la croissance et l'activité, présenté en Conseil des ministres mercredi 10 décembre, Emmanuel Macron vit son baptême du feu. Tout en gérant l’héritage de son prédécesseur Arnaud Montebourg, le ministre de l’Economie doit défendre la modernisation de certaines professions et des changements du droit du travail peu populaires. L’exécutif suscite des réticences au sein de sa majorité et provoque l’impatience de ses partenaires européens sur les réformes structurelles en France. "La Commission a aussi dit de façon claire que ce qui est jusqu'à présent sur la table n'est pas encore suffisant. Ce avec quoi je suis d'accord", a déclaré dimanche la chancelière allemande Angel Merkel au quotidien conservateur "Die Welt".