Cette semaine, j'ai concrétisé un rêve de gosse : j'ai volé à bord d'un avion de chasse. Ca s'est déroulé à l'aérodrome de Pontoise. Je me suis présenté au matin, un peu agité (j'avais mal dormi la veille à l'idée de cette journée). Après une séance briefing où l'on m'a présenté l'appareil et les consignes de sécurité, j'ai finalement enfilé ma combinaison de vol puis me suis rendu sur la piste, où m'attendait le Fouga Magister : un appareil facilement identifiable, avec son empennage si caractéristique et ses couleurs flashy. Le ventre noué, je me suis hissé à bord de l'appareil et harnaché au siège. Quelques minutes plus tard, on était finalement parti. On a attaqué par un vol d'initiation, idéal pour profiter du paysage. On a poursuivi avec un vol à basse altitude, ce qui permettait de profiter un peu plus de la sensation de vitesse. Mais tout cela restait dans l'ensemble assez gentil. Puis le pilote m'a demandé si j'étais prêt pour la phase de voltige. J'ai répondu que oui. Mais quand ça a commencé, ça m'a tout de même fait drôle ! Le pilote a commencé par un huit. J'ai soudainement pesé trois fois mon poids. J'ai voulu lever le bras mais il pesait plus que d'habitude. A peinte sorti du huit, l'appareil a effectué une série de tonneaux qui m'ont plaqué contre mon siège. J'ai dû contracter mes muscles pour éviter le voile noir. Le pilote m'a demandé si j'étais toujours en état de continuer. J'ai levé le pouce, un peu essoufflé. Les figures se sont alors enchaînées et j'ai commencé à perdre le fil. Pendant les quelques fractions de secondes de détente entre chaque manœuvre, je tentais de retrouver mes points de repère qui changaient sans cesse de place. Tout allait très vite et les manœuvres s'enchaînaient sans discontinuer : tonneaux, looping, breaks vicieux... A peine avions-nous achevé une figure qu'une autre suivait. Le pilote me demandait régulièrement si j'étais toujours avec lui, et je répondais avec un grand sourire. Car malgré l'intensité des évolutions qui allait crescendo, je me laissais progressivement aller, profitant pleinement des sensations. Un pur moment de magie et d'adrénaline. Bizarrement, c'est sur le chemin du retour que j'ai commencé à avoir la nausée. Pourtant, même si j'ai vomi sur le tarmac dès le retour, je recommencerais sans la moindre hésitation, si c'était à refaire. Pour en savoir plus, allez sur le site spécialiste du vol en avion de chasse.

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