Le déficit s’accroît un peu en mars : 5,3 milliards, contre 5,0 milliards en février. Les exportations progressent légèrement (+0,4 % après -0,7 %), tandis que les importations rebondissent partiellement (+0,8 % après -1,5 %). Le déficit cumulé des douze derniers mois atteint 59,2 milliards d’euros, contre 62,7 milliards pour l’année 2017. La balance commerciale se détériore très fortement pour l’industrie aéronautique, du fait d’une chute marquée des ventes et d’achats un peu plus fermes, après la chute de ces derniers au mois de février. De bien moindres amplitudes, les autres évolutions négatives concernent les matériels électroniques, du fait d’un rebond des achats de téléphones portables, les produits de l’industrie automobile, en lien avec une nouvelle progression des achats et les produits agricoles, pour lesquels se combinent une baisse des ventes et une hausse des achats. Les soldes s’améliorent considérablement pour l’industrie navale, en raison de ventes de paquebots de croisière, et pour l’industrie pharmaceutique, dont les livraisons enregistrent des pics vers les Etats-Unis et la Suisse. Les autres améliorations concernent les produits pétroliers raffinés et les métaux, avec dans les deux cas une diminution des achats, et les matériels électriques dont les ventes rebondissent après avoir chuté le mois dernier. La balance des produits énergétiques reste de son côté stable, une détérioration limitée pour les hydrocarbures naturels, du fait de moindres ventes, est compensée par une légère amélioration pour les produits raffinés dont les achats diminuent. Le solde commercial s’améliore considérablement vis-à-vis de l’Amérique à la suite de ventes à caractère exceptionnel de paquebots et d’un pic des livraisons pharmaceutiques. L’amélioration est également très nette vis-à-vis de l’Europe hors UE en lien avec de plus importantes ventes aéronautiques et pharmaceutiques. A l’inverse, le solde avec l’UE et l’Asie se détériore très fortement suite à des reflux des ventes, notamment pour l’aéronautique. Les autres évolutions des soldes sont limitées : diminution pour l’Afrique et amélioration vis-à-vis du Proche et Moyen-Orient, pour cette dernière zone dans un contexte de chute simultanée des ventes et des achats.